pret entre particulier avec rencontre Viens voir le docteur

Comment le fondateur de Doctissimo est devenu futurologue

Viens voir le docteur

faire rencontre ile france © Jean-François Robert/Modds

rencontres documentaire bejaia Il était urologue, il est devenu futurologue. Après avoir fait fortune sur Internet avec Doctissimo, Laurent Alexandre le répète à qui veut l’entendre : la mort n’a aucun avenir. Entre trois tweets et deux conférences, il a tenté d’en convaincre Thomas E. Florin.

rencontres lyon ado Jusqu’à cet instant, ce premier entretien se passait à peu près normalement. Je lui posais des questions ; il me traitait d’« agent de la Stasi ». Après trois heures de conversation, il était temps de mettre un terme au supplice. Soudain, il me déballe son engin. Comme ça, sur la table, l’air de dire : « Alors, qu’est-ce que vous allez faire maintenant ? » Je le regarde poser son petit crocodile en plastique sur un verre. « Croco », il l’appelle. Un jouet d’enfant qu’il promène un peu partout. Il sort son Iphone et me prend en photo avec Croco. « Vous n’allez pas me mettre sur Internet avec votre machin », ai-je protesté. Sur son compte Instagram, j’avais bien vu qu’il faisait le coup à tous ses invités : facebook rencontre amis Cédric Villani (Croco à la main), rencontre lake Natacha Polony (Croco sur son verre) ou rencontre avec allah ibn al qayyim Frédéric Beigbeder (Croco dans la bouche). Il me regarde, amusé : « Mais non, ne vous inquiétez pas. Ce sera notre petit secret. »

rencontre antony 92160 Quel étrange cas que celui durencontre femme turkmenistan Dr Laurent Alexandre ! Un homme à mille vies, médecin, entrepreneur, passé par Sciences Po et l’Ena. Un dandy millionnaire qui se comporte comme un grand enfant, même dans l’antichambre des ministres. Un ex-urologue qui se présente comme un futurologue (les patients restent habillés) capable de vous raconter l’avenir avec une infinie précision. Tenez, par exemple, l’homme en aura bientôt fini avec cet imprévu qui s’appelle la mort. Si, si, c’est lui qui vous le dit. Il suffira de remplir son corps de puces électroniques et d’organes infaillibles, et ciao la grande faucheuse ! Bon, bien sûr, ce n’est pas pour tout de suite. Si on veut avoir un espoir d’y arriver, il faudrait investir des milliards dans l’intel­ligence artificielle, cette dernière révolution technologique qui consiste à faire assister l’homme par la machine à chaque moment de sa vie : quand il conduit, lorsqu’il se fait soigner et même au moment de chercher l’âme sœur. Chinois et Américains auraient déjà dix longueurs d’avance dans le domaine. Mais nous, misérables Français, vivons dans « le Zimbabwe du numérique », répète le « docteur Alexandre », ainsi qu’il se présente sur les réseaux sociaux.

prostituées sevran Heureusement, le doc a des solutions. Plein. Et il est prêt à vous en parler durant des heures, dans sa chronique hebdomadaire de L’Express (sobrement intitulée « Demain sera vertigineux ») comme sur les plateaux télévisés. Sur LCI, il a tenu près de quatre-vingt-dix minutes face à cinq intervieweurs en déroulant ses thèmes préférés : oui, les boulots peu qualifiés vont disparaître ; non, l’école ne prépare pas les enfants à la prochaine révolution technologique. D’ailleurs, il faudrait vite utiliser les progrès des neurosciences dans la pédagogie, sinon la société sera bientôt divisée en deux : « les dieux » d’un côté – « ceux qui auront le feu sacré du numérique » – ; « les inutiles » de l’autre – « ces abonnés au revenu universel qui vivront enfermés dans leur casque de réalité virtuelle ». La provoc’ fait partie du personnage. Il peut affirmer qu’il faudrait congeler les ovocytes des « femmes intelligentes » pour leur permettre de faire davantage d’enfants (histoire de ­remonter un peu le niveau), puis appeler à « violer Macron » pour augmenter les budgets de la recherche. Il fallait le voir, en novembre 2017, lors d’un forum parisien sur l’intelligence artificielle : après avoir traité rencontre avec gitan de « menteur », il s’est lancé dans un gag de collégien en projetant sur grand écran l’image d’un homme en train de frotter ses poils pubiens contre ceux d’une femme. Thèse à l’appui : entre la fécondation et l’éventuel doctorat de l’enfant ainsi conçu, il se passera au moins trois décennies quand la machine, elle, fabrique de l’intelligence en un battement de cils. Quelques jours plus tard, le docteur Alexandre était convoqué à Bercy dans le bureau de Bruno Le Maire.

rencontres astaffort 2012 « Et ça s’est passé comment avec le ministre ?
– Je pense qu’il a fait de gros progrès sur la question de l’intel­li­gence artificielle. » Il ne peut s’empêcher de rire, comme un garnement surdoué en vacances dans ce bas monde. Son visage se contracte, aplatissant ses yeux noirs ; ses lèvres plongent dans les abîmes de ses joues. Il a des rides profondes comme le Grand Canyon, des dents façon piano de saloon. Pour notre deuxième entretien, il a choisi l’une de ses cantines, Lucas Carton, le restaurant étoilé de la place de la Madeleine dans lequelrencontre de parents powerpoint Marcel Proust avait ses habitudes. Je me lance : « Au fond, vous cherchez à choquer.
– C’est choquant de montrer des photos pornos à des dépu­tés ? Ils en ont déjà vu. Au moins, ils ont retenu le propos. »
Le maître d’hôtel approche. En entrée : langoustine et ­caviar. Couteau à poisson dans la main droite, le docteur ­engouffre le crustacé. Schroumpf schroumpf.
« Et vous, vous n’avez jamais voulu faire partie d’un gouvernement ou être élu ?
– À aucun moment. Être député godillot ne m’intéresse pas. Ministre, je ne peux pas l’être : aucun parti ne nommerait quelqu’un qui a ma fortune. En plus, je ne suis pas obsessionnel, mais hystérique, ce qui ne fait pas un bon politique – c’est une école du malheur, la politique. Et je n’ai pas besoin de bouffer, donc on ne peut pas m’acheter. » Un trait de vin rouge éclaircit cette voix qui bronche dans le larynx. Il conclut : « Donc je suis libre. »

je le rencontre pour la premiere fois Beau comme un rein
Laurent Alexandre est né en 1960 dans une famille de dentistes parisiens. Une petite sœur et un frère aîné qu’il n’a pas connu, mort à l’âge de 2 ans après avoir avalé un produit toxique dans le cabinet familial. Gamin, le petit Laurent s’enferme des heures dans sa chambre, plongé dans la lecture du Monde ou collé au poste de radio pour écouter « Le club de la presse » sur Europe 1. Dès l’adolescence, il hésite entre « les sciences, l’économie et la haute administration ». Il fera les trois, en commençant par la médecine. Il se rêve en nouveau Charcot, aristocrate des neurosciences, célébré par les princes et les puissants, bouleversant le monde de ses découvertes, l’hôtel particulier et la fortune en prime. Il veut tout connaître, tout savoir. Comment l’explique-t-il ? « Ça vient de ma grand-mère paternelle, par méiose asymétrique, me répond-il.
– Pardon ?
– Méiose asymétrique. C’est statistique : votre père et votre mère sont cons comme des bites, mais au lieu de vous transmettre 50 % chacun de mauvais gènes, on est sur du 80 %-20 %. C’est ce qui est arrivé à ma grand-mère. Elle venait d’une ­famille de cons, mais avait une vraie pensée. Elle n’a pas pu aller longtemps à l’école. Elle était croyante, très à gauche – et là, je suis en désaccord –, mais cette envie de tout savoir vient d’elle. »

rencontre cnc Au début des années 1980, la médecine le passionne, mais pas au point de s’enfermer quinze heures par jour au bloc. À l’internat, il choisit la chirurgie urologique, spécialité « moins prenante que les autres », de son propre aveu. « Mais aussi parce que je trouvais ça beau, un rein », tient-il à ajouter. À l’hôpital, il se lie avec son chef de clinique, un petit homme malicieux : Guy Vallancien. Ils parlent de leur métier, mais aussi d’économie, de santé publique et de cette incapacité du pouvoir à réformer le système hospitalier. Vallancien sera bientôt l’urologue de François Mitterrand. « Quand vous êtes l’un des spécialistes mondiaux du cancer de la prostate, vous voyez défiler les gens puissants, beaucoup plus que si vous êtes ­pédiatre », sourit Laurent Alexandre. Le pessimisme des salles de garde le déprime. Surtout ces confrères qui entonnent chaque soir le refrain du « c’était mieux avant », quand ils étaient soi-disant « mieux payés » et « mieux considérés ». À 27 ans, le jeune médecin ne veut pas devenir « un pe-tit ki-ki pau-pé-ri-sé », comme il dit. Vite, une issue de secours. Lui qui dévore les livres politiques de Jacques Attali s’inscrit àkit graphique site rencontre Sciences Po. Tant pis s’il doit se lever à 5 heures, passer ses matinées à l’hôpital, et finir dans les amphis de droit constitutionnel rue Saint-Guillaume. Fin 1987, il est à deux doigts de s’effondrer. Mais il s’accroche, travaille et, dans sa quête de diplômes, s’inscrit aussi en MBA à la maison des rencontres de martin amis HEC. Ses facilités d’orateur l’aident. Sa confiance en lui aussi. « Si vous me demandez de faire une petite conférence sur la politique agricole commune, m’explique-t-il, je peux vous la faire, là, en vingt minutes. »

démarrer une conversation sur site de rencontre Un soir de l’automne 1992, Laurent Alexandre invite Guy Vallancien à dîner. Il a une annonce à lui faire : il vient d’être admis à l’rencontre de marocain Ena. Cette fois, c’est du ­sérieux. Il va côtoyer des jeunes gens aussi ambitieux que lui, comme Matthieu Pigasse, futur directeur de la banque ­Lazard. Il ne sort pas dans la botte ? Peu importe. Le service public n’est pas sa vocation. À peine est-il affecté aux tribunaux administratifs qu’il se découvre une nouvelle obsession : monter une entreprise. « Mais vous ne deviez pas quelques années à l’État à la sortie du concours ?
– C’était pas très légal, mais le droit et moi, c’est deux choses... [Froncement de sourcils.] J’aurais dû rester quatre ans dans la fonction publique, mais je suis parti sur le champ.
– Vous avez quand même remboursé les années de scolarité ?
– Il s’est passé des années avant qu’ils se rendent compte que j’étais parti directement dans le privé. Vous n’imaginez pas... C’est honteux ! Honteux ! C’est très triste, mais quand c’est le pognon de personne, tout le monde s’en fout de payer un type pendant plusieurs années. »

rencontre paul mccartney john lennon En 1994, il fonde une petite société de logiciels destinés aux professionnels de la santé, rencontre aneb Medcost. Les premiers résultats sont encourageants, surtout les CD-Rom, mais le patron voit déjà plus loin. Il surveille de près une invention venue d’Amérique à laquelle peu de Français croient en ces années Minitel : Internet. Adieu les CD-Rom, Medcost va désormais fabriquer des sites web. Il faut tout inventer. « On ne savait pas toujours comment faire mais Laurent disait : “On va trouver une solution” », se souvient ezel prostituee Cédric Tournay, qui a commencé comme stagiaire avant de grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale. Quatre ans plus tard, tout ce qui ­commence­ par « www » est à la mode et le 25 mai 2000, Medcost parvient à entrer en Bourse au moment où la bulle Internet éclate. De toute façon, Laurent Alexandre a déjà la tête ailleurs : il a repéré le site d’informations américain WebMD et veut en lancer la réplique française sans plus attendre. Doctissimo est né, premier Dr Knock de l’ère numérique. On y vient avec une stupide brûlure d’estomac et, quelques clics plus tard, on se découvre un cancer du côlon en phase terminale. La parole est libre. On en profite pour consulter les forums qui répondent aux questions les plus inavouables, du genre : « Ma fille a le ventre qui gonfle, que faire ? » ou « Mon copain n’a plus de libido ». Au fil des mois, Doctissimo devient l’un des premiers sites français. Les principaux groupes de presse, qui voient alors leurs ventes de magazines chuter, sont prêts à dépenser des sommes folles pour rattraper leur retard sur Internet. En juillet 2007, le groupe Axel Springer (AutoPlus, Télé Magazine...) débourse 180 millions d’euros pour mettre la main sur Aufeminin. Il faut profiter du vent. Sept mois plus tard, Doctissimo est vendu au groupe Lagardère (Elle, Paris Match, Le Journal du dimanche...) pour quelque 140 millions d’euros. Laurent Alexandre en empoche une bonne moitié et abandonne la médecine : il n’a rien découvert de majeur comme son idole Charcot, mais au moins il a fait fortune.

leader européen de la rencontre en ligne Le crapaud et le prince
Que fait un homme de 48 ans quand il gagne au Monopoly ? Il emménage avec femme et enfants dans une demeure de cinq étages à Bruxelles, tout en jurant qu’il ne s’agit pas d’un exil fiscal. Il s’offre des vacances corses à Murtoli, un safari au Botswana, skie plusieurs semaines chaque hiver, prend le soleil au Maroc, déjeune dans les meilleurs restaurants. Et parce qu’il aime ce qui est beau, il se constitue une fabuleuse collection de... « Si tu écris ça dans ton article, je te castre !
– C’est l’une des spécialités de l’urologie, la castration ?
– Ça se pratiquait pour certains cancers de la prostate. »
Surtout, une fois ses désirs assouvis, il brûle de faire fortune une deuxième fois. Ne serait-ce que pour se prouver qu’il ne doit rien au hasard. En 2008, Laurent Alexandre investit ainsi dans Cellectis, une start-up de l’institut Pasteur spécialisée dans la recherche en thérapie génique. Puis dans DNAVision, un labo­ratoire belge de séquençage de l’ADN dont il prend la présidence. Il en est convaincu : grâce à la puissance de calcul des ordinateurs, on pourra prévenir les maladies avant qu’elles ne se déclarent. Mais le marché du séquençage ne se développe pas aussi vite que prévu et DNAVision ne décolle pas. « Sur ce coup, je me suis un peu planté, reconnaît le docteur. Rien ne bougera avant des décennies. » La lenteur le ronge. Lui, qui aura 70 ans en 2030, craint de ne pas bénéficier des super traitements du futur. Il en parle sans cesse à ses amis, persuadé d’avoir eu raison trop tôt. « Vous verrez, on va bientôt trouver un remède contre la mort », répète-t-il en boucle.

numero de telephone des prostituées au senegal Pour exorciser, il se met à écrire. Un premier roman, dès 2011, avec un jeune homme qui partage ses idées : David Angevin, ­ancien­ journaliste de Rock & Folk et de Télérama. Dans Google Démocratie (éd. Naïve), ils mettent en scène un Sergey Brin, fondateur de Google, sur le point d’atteindre l’immortalité. Le livre est accueilli comme un ouvrage de science-fiction. Mais Laurent Alexandre y croit, lui. Pour la peine, il se lance aussitôt dans un essai au titre explicite : La Mort de la mort (JC Lattès), dédiée à sa grand-mère. Le doc jongle entre les découvertes génétiques et ses propres déductions pour démontrer une idée : l’homme de l’an 2000 vivra deux fois plus longtemps que ses parents. Le livre fait 426 pages. C’est trop à l’époque de l’immédiateté. Alors pour diffuser ses idées simplement, l’auteur fait comme les grands gourous de la tech : il ouvre un compte Twitter, multiplie les phrases chocs du type « On a longtemps pensé que les ados qui se masturbaient allaient devenir sourds et neuneus. » Ou « La nouvelle fusée de @ElonMusk va exploser ? Ou ridiculiser Ariane ? », le tout accompagné de smileys. « Les réseaux sociaux, c’est simple, explique-t-il un jour à un ami psychiatre. Tu publies deux ou trois trucs clivants par jour et au bout de deux ans, tu as minimum 30 000 abonnés. » On finit par l’inviter dans les colloques. Le 6 octobre 2012, lors d’une conférence sur la scène de l’Olympia, il assure que parmi les spectateurs, certains vivront mille ans grâce aux progrès des technologies médicales. Ça ne coûte rien de le dire et ça fait du bien de l’entendre. Résultat : la vidéo sera vue plus d’un million de fois sur Youtube. Dans la foulée, il publie un essai intitulé La Défaite du cancer dans lequel il brosse les portraits de 38 personnalités qui vont contribuer, selon lui, à trouver un remède contre la maladie : Bill Gates, le fondateur de Microsoft, Gordon Moore, celui d’Intel, et Watson, le programme expert créé par IBM. « Grâce à notre connaissance en génétique et à la puissance de nos ordinateurs, écrit l’auteur, on peut supposer que le cancer sera maîtrisé en 2025. »

la prostituee la plus riche du monde Parce qu’il est tenu par un surdiplômé, ce discours sur l’immortalité plaît, en particulier chez les puissants. Un soir, Guy Vallancien voit débarquer son ancien élève au prestigieux dîner du Siècle, où se retrouvent cent personnalités issues de tous les domaines. En novembre 2015, voilà le docteur invité à Bercy par le ministre, Emmanuel Macron, pour un colloque sur « les nouvelles opportunités économiques ». À la fin de son exposé, l’urologue-entrepreneur s’adresse directement au futur président : « Il faut rajeunir nos élites, mettre aux postes de décision des gens de votre génération. Des gens qui, comme vous, connaissent le futur et s’y intéressent. »
« Et vous, vous le connaissez bien, le président ? lui demandé-je aujourd’hui.
– Est-ce qu’on peut éviter d’en parler ? Il n’y a rien de plus détestable que le crapaud qui se place à côté du prince pour prendre un peu de lumière. »

rencontres fribourg gratuit Il reconnaît cependant qu’il discute régulièrement avec sites de rencontres business Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du numérique. Il a tant de projets à mener avec la jeune génération. Grâce à sa holding domiciliée au Luxembourg, il investit aujourd’hui dans une quinzaine de start-ups : 750 000 euros pour Dreem, un bandeau censé nous aider à mieux dormir, un peu d’argent dans Plume, une application qui mesure à chaque instant le degré de pollution dans les grandes villes, sans oublier le quotidien économique La Tribune, dont il détient 28 % du capital. Il mélange mondes et générations, discute sur Whatsapp avec des entrepreneurs de moins de 30 ans, les présente parfois à qu est ce qu une prostituée au régime Jacques Attali, son idole de jeunesse devenu un ami. Il multiplie aussi les inter­ven­tions en entreprises qu’il facture jusqu’à 17 000 euros. Mais son parler de salle de garde rebute parfois.

mythilene rencontres Au mois de février, il devait donner une conférence devant les 100 plus grands clients de BNP Paribas. Au dernier moment, tout a été annulé : l’un des organisateurs avait entendu Laurent Alexandre traiter de « couilles molles » les membres de la commission européenne. « Qu’est-ce que vous voulez ? me dit-il. Je ne vais quand même pas me changer. »

rencontre bozel Quitte à s’attirer des ennuis. En 2013, il expliquait dans Le Monde que les recherches chinoises sur les variantes génétiques pourraient permettre aux futurs parents de sélectionner les « meilleurs embryons ». Tollé dans le monde médical. Une trentaine de scientifiques, dont le célèbre généticien telecharger mektoub site de rencontre Axel Kahn, prennent alors la plume pour demander au journal de tenir à bonne distance ce dangereux eugéniste. « Ils m’ont collé une fatwa, se souvient Laurent Alexandre. Je ne défendais pas le déterminisme génétique, mais je décrivais une possibilité. » Il me regarde fixement : « Si vous voulez ­combattre l’eugénisme, il faut parler des 95 à 97 % de fœtus avortés parce que porteurs de la trisomie 21. » Sur le fond, il se dit « profondément darwinien », convaincu que la nature élimine les plus faibles, mais récuse le qualificatif d’eugéniste : « Il n’y a heureusement plus d’élimination des individus qui ont de moins bonnes capacités cognitives », écrit-il avec prudence, craignant d’être mis au ban. Il songe parfois à 32èmes rencontres de courts métrages images in cabestany Konk, l’ancien dessinateur star du Monde qui ne publie plus que dans l’hebdomadaire d’extrême droite Minute après des horreurs négationnistes. « Quand vous êtes ostracisé, me dit-il, vous êtes récupéré par les extrêmes. Et là, c’est fini. »

prostituees yerres Par-delà le bien et le mal
Il pose ses lunettes sur la nappe blanche à côté de Croco, se frotte les yeux. Sa vie a l’air de tourner comme un disque rayé. Quand il y pense, il voulait « réveiller les politiques », amener ses réflexions au cœur du débat et le voilà qui court de plateaux télévisés en interview à « répéter tout le temps les mêmes conneries », selon ses propres mots. Heureusement qu’il reste le plaisir de donner la contradiction à rencontre transport en commun Benoît Hamon ou footballeur prostituee 16 ans Alain Finkielkraut de temps à autre. « On aurait préféré que tu sois cadre sup’ chez Peugeot », lui disent ses enfants. Pour eux, il veut croire en l’avenir et cet optimisme le distingue d’un auteur comme phrase pour belle rencontre Yuval Harari, dont la vision du futur est sans espoir. Il continue à se poser des questions qu’il égrène devant moi. Qu’y avait-il avant le Big Bang ? Toute civilisation qui invente le transistor se condamne-t-elle par la même occasion ? Que voudrait une intelligence artificielle aux capacités intel­lec­tuelles infiniment supérieures à celle de tous les hommes réunis ? Je le relance : « Voudrait-elle forcément nous éliminer ? L’intelligence a aussi construit la civilisation, la philosophie, l’art, l’harmonie...
– En réalité, ce que l’on appelle la sagesse, c’est notre surmoi. L’évolution nous a fait trouver des choses belles ou harmonieuses pour éviter qu’on se flingue. Mais le bien, le mal, l’amour n’existent pas dans l’univers, hormis pour nous. Ils sont nécessaires – ça, j’y crois vraiment –, mais ils n’existent pas. »
Il jette un œil à son crocodile en plastique. « Allez, on va résumer ma vie : bouffer dans des restaurants étoilés avec Croco et prendre des photos pour Instagram. » Un silence, le temps de remettre ses lunettes : « Tout cela est pathétique. » Puis ce rire qui siffle comme un train : « Mais notez bien que je ne suis pas malheureux. »

olx rencontre toulouse Cet article est paru dans le numéro 58 (Juin 2018) de Vanity Fair France

club de rencontre brest rencontre deaf rencontres monde rural

les sites de rencontres gratuits en suisse CET ARTICLE VOUS A PLU ?

lieu rencontre amants INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER POUR RECEVOIR CHAQUE SOIR LE MEILLEUR DE

Iphone rencontres Icône VF Daily
JE M’INSCRIS

association la rencontre le chesnay à voir aussi